Rêves et idoles…

Rêver peut nous permettre de nous évader, de nous égarer quelques instants, d’imaginer une vie que nous désirons. Souvent les rêves se révèlent être des choses inaccessibles, sans doute parce que rêver représente l’envie de réaliser quelque chose qu’on désire et que souvent pour différentes raisons nous n’arrivons pas à les atteindre et ces rêves deviennent illusions.

J’ai entendu dire que ceux qui ont comme signe astrologique Cancer, sont considérés comme des rêveurs ayant un grand sens de l’imagination. Pour ma part je ne déroge à la règle. Rêver, oui je rêve beaucoup, j’aime me projeter dans une vie et des envies que je souhaite avoir.

Au début la course à pied ne me faisait pas rêver, je ne me voyais pas forcément obtenir ou vivre quelque chose à travers cette activité que j’ai choisi un peu par défaut. C’est un peu plus tard que la course à pied m’a fait rêver. C’est quand j’ai vu que je progressais sortie après sortie que j’ai commencé à avoir certaines envies de voir plus loin. Oui voila je remplacerais même le mot rêver par envie, car ce n’était plus des rêves que j’avais mais une volonté d’obtenir ces choses désirées.

Cela a commencé par l’envie d’essayer de progresser. Courir plus loin, aller plus vite et même de faire mieux que certains amis bien plus aguerris que moi. Je ne remercierais jamais assez les Réseaux Sociaux qui malgré tout ce qu’ils nous apportent de néfaste, m’a permis de décupler mon envie et par la même me donner la force et l’abnégation de me surpasser et progresser. Quand je lisais quelqu’un qui disait que quelque chose lui paraissait difficilement réalisable, moi je me mettais dans la tête que je pouvais le faire. J’en rêvais, j’avais une énorme envie d’y arriver ! Je vous rassure ce côté-là s’est fortement atténué chez moi, je suis plus posé même si j’ai toujours cet esprit de compétition en moi. C’est normal, nous avons tous cela en nous, nous ne pouvons pas le nier, pour la plupart c’est ce qui nous fait avancer et nous dépasser.

Courir tous les jours pour son bonheur personnel c’est bien mais l’envie de faire une course officielle est devenue quelque chose que je devais essayer. Même si je savais que je n’allais pas gagner, le fait de se frotter à d’autres personnes en compétition me plaisait ainsi que le fait d’avoir une médaille démontrant que moi qui n’aimais pas courir dans une autre vie j’ai participé à une vraie course !

Mon choix s’est fait sur le 10 kilomètres de Lyon en 2014, cela devait être ma première course officielle. Malheureusement je n’ai pas y prendre part pour des raisons personnelles et c’est aussi pour cela que courir ce 2 octobre 2016 à Lyon aura une signification très particulière pour moi.

Cette envie fut repoussée d’un an jusqu’au Run In Lyon 2015, et cette fois-ci j’avais décidé de m’aligner sur le Semi Marathon. A la base j’aurais du courir avec un copain, l’aider à franchir un palier. Mais au fond de moi j’avais envie de lâcher les chevaux, de courir sans retenue. Il est difficile pour moi de courir avec le frein à main. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que j’ai du mal à courir à un rythme lent, j’ai beau me forcer, j’ai du mal et je sais que pour progresser il faut que je modère mon allure. Mais quand ce copain que je devais aider me dit quelques minutes avant le départ qu’il se sentait de franchir le palier seul et que je pouvais y aller à mon rythme, c’est comme s’il autorisait un petit agneau à s’écarter du troupeau pour le laisser gambader dans la prairie ! Même si je sais que l’aider à atteindre sa performance m’aurait fait aussi très plaisir. Le fait d’être parti d’un SAS très bas par rapport à mes capacités a fait que j’ai doublé pas mal de personnes et il n’y a rien de mieux pour garder le moral et l’envie de se surpasser que de doubler des gens. Résultat final un temps de 1 heure 21 et un record personnel établi à l’entrainement amélioré de 5 minutes.

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Ma prestation personnelle m’a donné envie de rêver plus haut, de viser ce qui pour moi à l’époque était le Graal, oui voilà quelque chose que je n’imaginais et pensais que dans mes rêves, courir un Marathon !

J’avoue m’être lancé un peu trop vite à la recherche d’un Marathon à courir. J’avais même les yeux plus gros que le ventre car je voulais faire le Marathon de Paris 2016. Après tout quitte à faire un Marathon autant en faire un beau ! Finalement mon choix s’est porté sur celui de Marseille qui se déroulait un mois plus tôt que Paris, avec moins de monde et je ne fut pas déçu par ce choix.

Je savais que je pouvais courir ces 42 kilomètres et je dirais même sans prétention que je savais que j’allais devenir Finisher de ce Marathon. Mais il me manquait quelque chose. Terminer un Marathon c’est très bien mais il me fallait une autre motivation et c’est grâce au temps au Semi de Lyon, mes temps aux entraînements  et différentes discussions avec des personnes que cet objectif est arrivé, le faire en moins de 3 heures ! Devenir Finisher de mon 1er Marathon en moins de 3 heures, voilà ce qui fut ma ligne directrice tout au long de ma préparation et de ma course.

Le résultat fut un Marathon de Marseille bouclé en 2 heures 52 minutes, j’ai enfin réalisé ce rêve et cerise sur le gâteau, un Podium avec une 2ème place, quelque chose qui est sensé pour mon modeste niveau n’être qu’un rêve ou illusion et qui ce jour-là, quelles que soient les raisons, s’est offert à moi et que j’ai pris avec grand plaisir.

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Depuis ce Marathon j’ai commencé à rêver encore plus grand. Je me suis inscrit au Marathon de Paris en 2017, même si entre temps je vais faire le Marathon Nice/Cannes, Paris est celui qui me fait rêver et que si je dois améliorer mon temps c’est là-bas que je veux le faire.

Paris sera sans doute la fin d’un grand chapitre de cette vie de « Runner » entrepris il y a 2 ans et demi et où je vais tourner la page et me diriger vers de nouveaux objectifs.

Je rêve de longues distances, de courses où le chrono n’est pas un paramètre primordial. Je rêve de dépassement de soi, de faire quelque chose où tu penses que tu n’y arriveras pas, de difficile où tu sais que tu vas en baver. J’ai envie d’aller au bout de moi-même, de repousser mes limites. D’avoir peur mais malgré cela toujours continuer à avancer.

Je rêve et j’ai très envie de me mettre au Trail ! J’ai toujours été fasciné par ce monde, par l’énergie déployée par les personnes qui baignent dedans. Je ferais peut-être des courses sur route de plus de 50 kilomètres mais ce dont j’ai envie c’est la nature, la découvrir, éviter ses pièges, la dompter et ne faire qu’un avec elle. En fait ma 1ère vraie course a été un Trail de 10 kilomètres avec 1 000 mètres de D+ que j’ai fait le jour de mes 35 ans. Je l’ai fait sans préparation spécifique, je venais du bitume et m’essayais aux chemins de la montagne. Et malgré le fait que je sois tombé dans un ravin, m’être pris un mur de 600 mètres de D+ sur les 3 derniers kilomètres (moi qui d’habitude dis que marcher c’est tricher, j’ai vu que là je n’avais pas trop d’autres moyens) je peux vous dire que j’ai kiffé ! Et même si cela peut gonfler certaines personnes d’entendre cela, j’ai aimé cet état d’esprit et d’entraide du monde du Trail. Et pour la petite histoire j’ai fini ce Trail à la 23ème place sur 91 en 1 heure 10 minutes.

Si vous saviez le nombre de reportages sur les Trails que je regarde ! Je me nourris presque que de ça. Ça arrive même à m’aider à me surpasser sur mes sorties sur route.

Je ne vais pas parler d’idoles car j’ai passé l’âge de l’adolescent boutonneux qui vénère une personne jusqu’à l’imiter ! Je vais parler plutôt de modèles, de gens qui m’inspirent. De personnes pour qui j’ai un grand respect pour ce qu’ils font dans leur discipline. Bizarrement je ne me suis jamais retrouvé dans un athlète qui court sur route ou sur piste, je n’ai pas vraiment eu d’accroche à part un peu avec Mo Farah quand j’ai appris à  connaître.

S’il y a des personnes avec qui je me retrouve, c’est bien dans le monde du Trail. Bien-sur il y a Kilian Jornet un athlète hors du commun, un compétiteur né. Lui ses rêves il les réalise, quand il se met en tête de battre un record il met tout en œuvre pour y arriver et il y arrive quasiment tout le temps !

Une autre personne que j’admire est François D’Haene grand Traileur et encore plus depuis qu’il a battu le record du GR20 chez moi en Corse ! Je lui ressemble dans l’aspect que lui aussi n’est pas un adepte de l’entrainement spécifique et ne suit aucun régime particulier à base de micronutriments ou de compléments prônés par les sites de nutrition sportive. Il avoue même que ça ne l’intéresse pas de savoir sa VMA ni sa VO2 Max car il dit courir aux sensations ! Tiens un autre point en commun.

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Autre grande personne que j’admire c’est Marco Olmo vainqueur de l’UTMB en 2006 à l’âge de 56 ans. Lui aussi se rapproche de François D’Haene au niveau de l’approche des entraînements et nutrition. Il est anti plan et préfère être libre et faire ce qu’il veut selon son humeur du jour.

Je me suis pris d’affection il y a peu pour Stéphane Brogniart que je trouve comme quelqu’un d’atypique. J’adore sa vision des choses et du Trail. Un personnage un peu hors du commun comme on aimerait en voir un peu plus souvent. Yoann Stuck aussi au vu de son parcours est une personne que j’admire, je suis régulièrement ses aventures et j’espère un jour participer à un de ses « Town To Trail ».

Voilà c’est un peu pour tout ça que j’ai envie de me lancer plus tard dans le monde du Trail, et je le dis sans prétention que j’ai cette capacité pour devenir un modeste ou bon traileur, l’avenir nous le dira et bien-sur que j’ai du travail devant pour me perfectionner dans ce nouvel environnement. Car même si je fais beaucoup de D+ sur route, les chemins et montagnes n’ont rien à voir avec cela. C’est toute autre chose !

Forcément je ne vais pas commencer par faire des Ultra ou Trail de 80 kilomètres, mais commencer par des distances de 40 kilomètres comme le Marathon du Mont Blanc ou la 6 000D serait quelque chose qui me plairait bien et à force de travailler sur ce genre de distance je pourrais aller voir plus haut !

Un conseil, continuez à avoir des rêves, des envies. N’ayez pas peur de voir loin, de viser la lune. Car vous ne choisissez pas vos rêves, c’est vos rêves qui vous choisissent !

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Emilie dit :

    La nature fait plus rêver que le bitume c’est clair. Dans la région il y a de quoi faire pour le Trail. Faut juste avoir le sens de l’orientation. 😄
    Beau parcours en tout cas. Continue à nous motiver.

    Aimé par 1 personne

  2. Coco dit :

    En effet tu es une personne qui a de la volonté la Motivation et de la persévérance! Beau parcours à ce jour et ton futur projet de trailers tu ne pourras que kiffer~ pour avoir fait mon premier grand trail en pleine nature dans la région de Puy en Velay je peux te dire que j’ai souffert à la fin mais quelle fierté pour moi d’avoir franchi l’arrivée après 13h56 sur la distance de 71,2kms et sans préparation! J’ai aimé ce dépassement de moi et je ne regrette pas du tout mon coup de folie! La seule chose que je sais c’ est que la prochaine fois que je me relance dans une telle aventure je ferais une préparation physique. Continue de nous faire kiffer par tes récits et je valide rêver nous donner un but dans la vie! Perso je ne suis pas cancer et je rêve et surtout je crois en moi. Encore merci pour ton partage d’expérience.

    Aimé par 1 personne

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